Journée nationale de la déportation

Célébrée par la municipalité ce samedi 23 avril,

La Société Historique rappelle que se trouve sur ce site le témoignage sur Simon Legouge, résistant brienonnais déporté.

Accéder aux pages du cahier n°3 de la SHCB  le concernant: 

cahier n°3 Résistant du brienonnais

 

La plaque – souvenir des événements du 13 mai 1944 est au monument aux morts de la place Emile Blondeau.

 

Emile Blondeau figure sur la liste des 23 arrestations, mais il ne rentrera jamais à Brienon, déporté à Flossenburg et Neuengamme. Il y est vu par l’abbé Bruny de Pourrain, en avril 1945. La transcription de sa mort ne parvient à Brienon que le 1er juillet 1947. Est-il mort dans un bombardement, a-t-il été transféré à Dachau?

(voir la publication de la SHB Ils ont laissé leur nom…)

 

un fait de guerre à Brienon: 23 hommes emprisonnés le 13 mai 1944à la libération de Brienon

photos de la collection de Madeleine Renvoisé née Basiletti.

Les brienonnais arrêtés, posent à leur retour de prison.

Ils s’appelaient:

Debout de gauche à droite :

François Mercier, Auguste Logerot, Louis Fabre, Eugène Basiletti, Louis Aubrat, Raymond Thierry*, René Maurice Clérin, ?…, René Danjon, André Gibault, Camille Biot, Louis Martin*

Accroupis de gauche à droite :

Jean Valadier, Eugène Bouvet, Lucien Bourguignon, Robert Ederle, Francis Simonin, Pierre Quinqueton, Emile Boussard

17 personnes présentes faisaient partie des 23 hommes arrêtés à Brienon le 13 mai 1944 et conduits à la prison d’Auxerre

Sont absents Emile Blondeau déporté, qui comme Firmin Souyri (de Paroy en Othe) mourra en déportation

et Guy Lemeux déporté dans une usine.

Deux hommes (*) figurent sur la photo avec leurs camarades: Raymond Thierry avait pu fuir et Louis Martin n’a pas été emmené car il avait une jambe cassée. Plusieurs brienonnais ont eu le temps de se cacher, c’est le cas de Roland Blondeau, Robert Renvoisé.

Ce sont en fait 25 hommes qui ont été arrêtés le 13 mai dans le brienonnais: à la liste des 23, il faut  ajouter André Piette et Firmin Souyri (recherches de Joël Drogland)

Madeleine Renvoisé a mené à bien les recherches en vue de l’hommage aux otages brienonnais et a publié le récit de la célébration qui a eu lieu le 13 mai 1994, place du 13 mai. Le 15 mai ce sont les anciens combattants réunis en congrès qui ont célébré aussi le cinquantième anniversaire de ce fait de guerre, place Emile Blondeau, au monument aux morts.

Avec la permission de l’ auteur, j’ai réédité intégralement en 2002 le texte initial -pour le compte de la SHB- en y apportant, avec son accord, quelques annotations et des éléments de recherches de l’ARORY.

Un douloureux souvenir, hommage des familles (puisque le dernier des « tolards » était décédé en 1993) est perpétré dans cette plaque; elle trouve difficilement sa place sur les murs, place du 13 mai. Je me souviens de la détermination déployée par Madeleine Renvoisé pour lui faire retrouver son emplacement après les travaux sur le marché couvert! Aujourd’hui elle est placée au monument aux morts, place Emile Blondeau .

(article publié par Danièle Mouton en avril 2016, comme rédactrice de ce site et auteur de la réédition « 50ème anniversaire du 13 mai 1944 »)

 

 

 

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Plusieurs grognards de Napoléon reposent au cimetière

Les passionnés de l’époque napoléonienne nous le rappellent quelquefois: plusieurs soldats ayant servi l’Empereur reposent au cimetière de Brienon sur Armançon.

Dans notre ville et parce que Pierre Bridier lui vouait un culte, nous nous rappelons du lieutenant Delatre; son monument est facile à trouver au « carré militaire ».

La pierre tombale du soldat Vauthier entretenue il y a quelques années par le club Jean-Roch Coignet est reconnaissable, à côté de celle de sa fille:Vauthier Claude EdmeIl a été élu à la municipalité de Brienon . Il avait été « volontaire » en 1793, le soldat deviendra capitaine adjudant major en 1809. Il a servi à Austerlitz, Iéna, Wagram.

Les tombes du sous-lieutenant Auguste Ferrand, de Jean-Hospice Coq (engagé en 1809, quatre campa­gnes, deux blessures, médaillé de Sainte-Hélène),  et du capitaine Louis Chancy sont plus difficiles à trouver.

Brienon au XIXè siècle en photos

 

couverture A4  Une nouvelle publication

est en vente à la Maison du Tourisme en Brienonnais au prix de 7 €

Elle rassemble en 30 pages quelques-unes des photos du XIXème siècle qui sont venues grossir le fonds local de l’association en 2015.

Chaque photo est l’objet de quelques annotations historiques qui guideront dans leur observation.

Le texte est très largement extrait du document de Pierre Bridier paru à la fin du XIXè siècle; il s’appuie aussi sur les recensements de la population locale de 1851 et 1872, numérisés et à lire sur le site internet des Archives Départementales de l’Yonne.

Il y a beaucoup à observer sur ces photos; plusieurs membres de l’association se sont déjà penchés sur leur observation.

C’est « Brienon au temps des crinolines » qui vous est un peu révélé.